Que la lumière fuse !

Nous venions d’arriver dans le quartier du Château royal. Nous nous étions, comme de nombreux touristes, attardés à l’entrée pour voir la relève de la garde puis avions suivi les relevés jusque dans l’enceinte. Il faisait là-encore un temps magnifique, le soleil était à son zénith, nous avions une belle journée devant nous.

Capture d’écran 2013-07-21 à 17.23.04Passée la deuxième cour, nous nous retrouvions face à l’imposante cathédrale Saint-Guy, et pour qui s’y est déjà rendu une fois, il est aisé de comprendre qu’il faudrait un sacré grand-angle pour faire rentrer l’édifice dans l’appareil : aucun recul entre le parvis et le bâtiment qui fait face à son portail richement décoré. Cette majestueuse cathédrale érigée en 6 siècles (de 1344 à 1929!) se trouve en effet « enchâssée » dans un écrin de multiples palais, chapelles et autres tours et il est peu évident de trouver un endroit qui permette de la saisir dans sa globalité sans immédiatement autoriser les nombreux visiteurs à s’inviter sur la photo.

C’est alors que j’eus l’idée de prendre une photo originale, décalée et de jouer avec le soleil. Jouer avec le soleil, c’était je me souviens interdit quand, vers mes 13 – 14 ans, on m’avait offert mon premier appareil photo (argentique, il va de soi !). Je me souviens encore des conseils de celui qui m’avait fait ce cadeau et qui m’avait bien dit :

Si tu veux réussir une photo, il faut toujours que tu aies le soleil dans le dos ! Sinon, tu seras en contre jour et on n’ y verra rien.

Et c’est vrai que tout le temps où j’ai eu cet appareil rouge – réglé je pense en hyperfocale car je n’ai pas la mémoire ni d’un autofocus, ni d’une quelconque bague de diaphragme – je n’ai jamais dérogé à cette sacro-sainte règle … Si j’étais en face du soleil, soit je tournais autour de ma cible, soit je ne prenais pas de photo !

Depuis, je me suis émancipé et quand je me suis mis à « faire de la photo », il y a quelques années, j’avais tout à apprendre. J’ai donc fait fi de ce court épisode photographique de mon adolescence et des rudiments qu’on avait tenté de m’inculquer.

Je n’étais donc pris d’aucun remords ou sentiment de culpabilité quand j’ai pris la cathédrale Saint-Guy, juste interrogatif de ce que cela pourrait donner au développement.

Cette photo, qui doit être la première où j’ai volontairement placé mon objectif face au soleil, est aussi la première où j’ai pris du temps avec un logiciel de retouche pour en assurer le développement : on n’affronte pas impunément le soleil !

 

 

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