reflets

Luxe, calme et volupté

Luxe, calme et volupté

Il n’est souvent pas besoin d’aller loin. Là, près de nous, à une enjambée ou deux, se trouve souvent un trésor. Caché, ou simplement discret, il n’attend qu’un regard et se révèle à ceux qui attentifs auront bien voulu le cueillir. Mais de cette cueillette virtuelle, qui laisse tout intact sans aucune trace de notre passage, nous ne nous satisfaisons jamais. Trop proche, pas assez exotique ou encore trop réel, nous dédaignons ce qui ne s’offre qu’avec l’effort de vouloir le saisir. Nous cédons alors à l’invitation au voyage, car nous sommes persuadés qu’il faut aller au-delà, s’enfuir vers un ailleurs où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.
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Ce soir-là

Ce soir-là

Il faisait froid ce soir-là. Nous étions en hiver et j’étais parti arpenter les contreforts du Mont Bart. Souvent, je m’y suis rendu parce que c’est là, au détour d’une ballade automnale, que j’ai commencé ma série sur les bancs. Comme d’habitude, j’en ai fait le tour. Dans l’espoir d’y retrouver mes bancs, ces fameux bancs sur lesquels l’outrage du temps, l’abandon, l’humidité, les saisons ou encore les amoureux laissent des marques que je trouve très photogéniques. J’ai donc complété ma série ; la nuit tombait et il me fallait revenir vers la voiture.

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Hommage

Hommage

Berlin est une ville magnifique, surprenante et qui invite autant à la promenade et à la contemplation qu’au silence et au recueillement. Tous les deux équipés de notre appareil, tentant chacun de conserver sur nos capteurs des images que nous partagerions ensuite, nous étions ensemble dans notre découverte de la ville mais souvent seuls dans nos approches photographiques.

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The dream

The dream

Il faisait chaud ce jour-là dans les rues de Toulouse. J’avais, comme souvent, mon appareil avec moi, à l’affut d’un instant photographique. Eloi s’appuie sur la vitre de l’arrêt où nous attendions le bus dans la moiteur de l’été. Un moment de calme, Eloi se fond dans la publicité, il est immobile, mon oeil, lui, s’éveille. Ces rappels entre le tee-shirt et la pub, ces reflets fantomatiques dans la vitre, les passants imaginés derrière.  Je monte l’appareil à hauteur d’oeil et j’attends. Je ne sais pas encore quoi, j’espère qu’il ne va pas bouger…

Soudain harassé de chaleur, Eloi ferme les yeux… Je tiens ma photo !

Je déclenche, une seule fois. Il bouge, attiré par ses soeurs qui jouent mollement ensemble car ce n’est décidément pas un temps à trop remuer. Le bus arrive, nous monterons dedans et sur le trajet je continuerai à prendre quelques clichés.

Ce n’est qu’en rentrant et en éditant les photos que je verrai ce qui est écrit sur le tee-shirt, je tiens mon titre !