Serial colors

Il est bien trop de bruit, de haine, de rancoeur sinueuse et nauséabonde dans ce monde qu’il nous faut trouver un refuge pour nous préserver. L’autre nous fait peur quand nous, nous lui inspirons la crainte.

Je voudrais tellement oublier : l’horreur, la colère et l’impuissance. Quand nous sommes au-delà de la peur et qu’il ne reste plus que l’écho de nos cris, vague persistance de nos hurlements brisant un silence où nos voix, depuis longtemps éteintes, sont d’infimes résistances.

Tout cela ne tient plus qu’à bout de sparadraps, de faux-semblants et de résignations.

Partout des armes, celles des mots qui nous blessent de plaies qui jamais ne guériront, celles des fusils qui tuent nos enfants qui jamais ne grandiront.

Et pourtant, je veux croire à l’espoir.

L’espoir de l’innocence de l’enfant qui saisit sa poupée pour enchanter la réalité d’histoires réconfortantes.

L’espoir de la douce musique qui adoucit nos moeurs guerrières.

L’espoir enfin qu’Atropos, assoupie, nous laisse du répit.

En quelques mots je veux croire à l’espoir de la couleur qui, doucement, nous arrache à la noirceur. Alors, je chuchote à la face du monde :

Serial killers votre temps est révolu

Serial colors votre heure est venue

 

 

2 Comments

  1. Cher blogueur, n’étant pas en train de fermer l’oeil bien que je devrais a ce moment là je passais du temps sur le web quand par le plus grand des évènements je repère un site web causant de votre site. J’ai finalement pris quelques temps à parcourir vos pages. Je commente sur ce billet ci en particulier car c’est le premier que j’ai consulté cependant je n’ai pas bien saisis quel est votre point de vue. J’espère que vous allez corriger cela aisément et pour être sure de tout le temps avoir les ultimes articles j’ai foutu le flux rss dans thunderbird. Au revoir.

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    1. Photographer Photographer Author

      Chère lectrice,

      Content d’avoir pu distraire, un peu, vos insomnies… J’aurais aimé, aussi, pouvoir répondre à vos interrogations mais je dois bien l’avouer, je n’en ai pas vraiment compris l’objet. Je vais quand même essayer !

      Mon point de vue, comme vous l’appelez, est simplement d’exprimer mon sentiment au moment de la prise de vue et de la rédaction de l’article…

      Vous le savez, la France a durement été éprouvée par des actes de barbarie, malheureusement trop fréquents de par le monde. Et je voulais exprimer tout ce que cette violence absurde – mais toute violence n’est-elle pas par essence absurde ? – m’inspire.

      La photo est anodine : une poupée, une guitare, une machine à écrire, des machines à coudre (d’où référence à Atropos) et, au milieu de tout cela, une arme à feu. Certes un jouet, mais une arme à feu quand même…

      Voilà.

      Au plaisir de vous relire sur ces pages.

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